"J'admets que le Camp est terriblement difficile à définir. Il faut le méditer et le ressentir intuitivement, comme le Tao de Lao-Tseu. Quand vous y serez parvenu, vous aurez envie d'employer ce mot chaque fois que vous discuterez d'esthétique ou de philosophie, ou de presque tout. Je n'arrive pas à comprendre comment les critiques réussissent à s'en passer."


Christopher ISHERWOOD, The World in the Evening

"Le Camp, c'est la pose effrénée, l'affectation érigée en système, la dérision par l'outrance, l'exhibitionnisme exacerbé, la primauté du second degré, la sublimation par le grotesque, le kitsch dépassant le domaine esthétique pour intégrer la sphère comportementale."

Peter FRENCH, Beauty is the Beast



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samedi 30 mars 2013

JOYEUX ANNIVERSAIRE!

Par Valentine Deluxe

Chères meincampiennes, chers meincampiens, aujourd’hui est un jour à marquer d’une pierre blanche !
En effet, BBJane Hudson et moi même -- distraites que nous sommes, et mon dieu que le temps passe vite quand on s’amuse ! --, nous venons de nous apercevoir que notre bébé chéri, la chair de notre chair, notre blog bien-aimé, va fêter ce week-end son troisième anniversaire!


Regardez moi ça,  j’en suis toute émue ; pour un peu j’en ferais couler mon rimmel, si je n’utilisais une mixture maison tout ce qu’il y a de waterproof, à base de mortier de chaux et d’encre de chine... Résultats garantis !

Or donc, profitant de l'occasion, votre Valentine va clôturer cette semaine pascale rien moins que polaire en vous  apportant un peu de chaleur et de réconfort jusqu’au cœur de vos chaumières humides et  glaciales.
Et oui, Valentine a décidé de mettre les petits plats dans les grands pour cet anniversaire, et de vous offrir rien moins qu’un scoop en exclusivité intersidérale !

Ne venez pas dire après qu'on ne vous a pas gâtés pour vos Pâques !

Je ne sais pas vous, mais moi je me suis toujours demandée si Albert Simon avait un physique en rapport avec sa célèbre voix ? 
Albert Simon ? 
Le monsieur météo d’Europe numéro un !  (« Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans… », blablabla !) 
Celui qui avait une voix de Bosniaque bègue avec des nodules sur les cordes vocales comme des testicules de taureau ; à faire passer Haroun Tazieff pour Maria Callas !

 Le doute n'est plus permis: 
Albert Simon avait bien la voix de son physique !

Eh bien, je sais que pour beaucoup d’entre vous, Valentine Deluxe, c’est un  peu pareil  -- encore qu'elle n'ait pas de testicules de taureau, ni sur les cordes vocales, ni ailleurs ! --, enfin c'est pareil, mais dans l’autre sens… je ne sais pas si je suis bien clair  là ?
Bref, à l’inverse d’Albert Simon, Valentine, vous savez à quoi elle ressemble :
Soit vous suivez ses aventures sur FaceBook, soit vous regardez dans l’onglet de droite, et c’est la dame très élégante, mais fort maquillée, qui s’étrangle avec son sautoir.
Alors, la grande question métaphysique du jour : 
A l'instar d'Albert Simon, Valentine a-t-elle la voix de son physique ? 

 Valentine Deluxe passera-t-elle l'épreuve du parlant ?

Eh bien, levons l’épais  voile de mystère qui reposait sur 50% de l’équipe rédactionnelle de Mein Camp, et allons voir comment c'est qu’elle cause, la gueuse !
Pour ce faire nous allons suivre la méthode "Avant-Après".
Vous êtes prêts ?

Bon, phase numéro 1 :
Reportons nous à l’article suivant, publié dans les colonnes de Mein Camp voici un certain temps déjà… Ça va, vous avez lu en essayant d'imaginer dame Valentine, récitant cette prose puissante avec son organe de stentor? 



"Ceci n'est pas un organe de stentor"

Maintenant, essayons de voir ce que ça donne en direct-live "and glorious 2D" ! 
Rendons-nous donc dans un haut lieu de la vie culturelle bruxelloise, le célèbre -- certains disent « légendaire » -- Théâtre de la Toison d’Or, ou sous son appellation la plus repandue, le TTO.
Nous sommes le samedi 02 mars, en pleine représentation de « ABOMINABLES », et entre une perfidie de Mlle Irène de Langelée et une chanson à boire de Fräulein Peggy-Lee Cooper, votre Valentine apporte son grain de sel personnel, sa pierre à l'édifice, avec sa délicieuse rubrique:

« La minute de bon sens ! »

Attention, voici venu un grand, GRAND, TRÈS GRAND moment d'émotion! (non dépourvu de fourlaches, bafouillages et autres bévues, mais que voulez vous : c'est la magie du "direct" ça !)

mercredi 10 novembre 2010

JUSTE UNE QUESTION DE BON SENS


Une nouvelle rubrique de Valentine DELUXE


Il ne faudrait pas croire que la Grande Dame, telle que je vous la chante depuis 6 mois, soit toujours en déphase complète avec la dure réalité du terrain.
En effet, le Panache n’est pas tout dans la vie, et nous sommes allés suffisamment loin dans la démonstration de ses vertus pour aborder maintenant une deuxième notion tout aussi essentielle : le bon sens !
Le bon sens, c’est par exemple, le cas échéant -- et uniquement dans les situations d’absolue nécessité, cela va de soi --, de laisser tomber votre ensemble valises et malles Louis VUITTON de 45 pièces pour voyager léger… et quand je dis léger !...
Ce pragmatisme indéfectible se révélera, dans les circonstances les plus dramatiques, une botte de Nevers imparable pour tirer votre épingle de la meule de foin fétide où pullule le commun des mortels, et où -- bien évidement ! -- vous n’avez rien à faire !
Pour rendre cette démonstration plus parlante, demandons l’assistance d’une grande spécialiste des questions de bon sens, Mme Linda Rogo...
Comment ça « Linda qui » ?... On ne vous apprend donc plus rien de valable dans vos lycées privés pour jeunes filles panachées de bonnes familles ?...


Linda ROGO

Linda Rogo, c’est cette ex-péripatéticienne qui, fatiguée d’user ses talons compensés dans les rues foutrement pentues de San Francisco, a fini par se marier avec l'un des représentants les plus bougons de la maison poulaga locale : le pataud mais attendrissant Ernest BORGNINE (qui porte le tricot de corps comme nul autre, soit dit en passant !)
Arborant pour l’occasion cinématographique qui nous occupe les traits de la très charmante et indéniablement camp Stella STEVENS, notre belle Linda, il faut bien l'avouer, n’a pas que des idées lumineuses.
Pour passer le réveillon du Nouvel An 1971/1972, par exemple, elle avait le choix :
La pizzeria du coin, avec les nappes à carreaux rouges et blancs et le pinard coupé à l’antigel (proposition de M. Rogo), ou bien un magnifique transatlantique effectuant sa dernière traversée en Méditerranée.
Evidemment, réflexe de grande dame oblige, elle choisit la seconde option -- vous auriez fait pareil, rassurez-moi ?
Et bien là, justement : paf !… c’est la bévue olympique !...
Car le rafiot en question, c’est le Poséidon, un transat’ aussi grand et porte-poisse que le Titanic.
Et à minuit pile, entre serpentins, cotillons et farandoles d’usage, le Poséidon se prend une vague de 30 mètres de haut dans le buffet, avec les conséquences que l’on imagine...




Là, vous avouerez, c’est ce qu’il est convenu d’appeler « un obstacle comaque » !
Donc, si l’on tient à répondre « présent » quand sera lancé le générique de fin, faudra assurer, et ça va pas être du mille-feuille !
Par exemple, pour sortir de cette magnifique salle à manger, mêlant judicieusement les restes de décors de précédentes superproductions déficitaires de la 20th Century Fox, à savoir des bas-reliefs du Cléopâtre de MANKIEWICZ/ZANUCK et les verrières art-nouveau du restaurant de Hello, Dolly !* (pour oser ce genre de mélange improbable mais ô combien panaché, associé à une conscience du recyclage écologique très en avance sur l’époque, il faut indubitablement être une folle -- et ne prenons pas cette appellation dans son sens psychiatrique premier, bien sûr !), pour sortir, disais-je donc, de cette salle à manger où tous les passagers sont piégés comme des rats, il vous faudra escalader un sapin de Noël haut comme l’obélisque de la Concorde. Ce sera donc le moment d’avoir l’esprit pratique !
Eh bien, jugeons un peu du bon sens de Mme Rogo en pareille circonstance :




"J’AI MA CULOTTE, J’AI BESOIN D’AUTRE CHOSE ?..."
Souvenez-vous de cet aphorisme, il pourra vous sortir de l’embarras et vous aider à vous rappeler que vous êtes une Grande Dame en toute circonstance !
Si vous passez la douane américaine par exemple, et qu’on vous demande -- sans rire -- si vous n’avez pas été affilié au parti Nazi durant la Seconde Guerre Mondiale, ou si vous avez l’intention d’introduire des armes de destruction massive sur le territoire… vous saurez quoi répondre :



A l’heure où, de ce côté de l’outre-Quiévrain, on vous appellera aux urnes pour un ultime referendum sur l’avenir de la Belgique, quand on vous demandera de quel côté de la frontière linguistique vous souhaitez vous installer avant que l’on n’érige un rideau de fer façon Berlin :






Jusqu'à la minute où vous rendrez votre suprême soupir, quand un employé de la maison Borgnole vous demandera, l’œil anxieux : "Pleine terre ou crémation ?...", vous lui soufflerez donc, dans un râle putride et mortifère :







Et comme épitaphe, au Père Lachaise, sur votre mausolée en marbre rose -- dans lequel vous ne manquerez pas de vous faire ensevelir avec tout votre personnel de maison, de la lingère à la femme de chambre, en passant par le jardinier, la cuisinière, le chauffeur, la masseuse, la manucure, etc..., comme Joan COLLINS à la fin de La Terre des Pharaons -- vous ferez graver en lettres d’or saupoudrées de poussière de You-Kun-Kun :



Bon, comme ça c’est clair, ou il faut que je développe plus avant ?

* Un jour, promis, je vous ferai une bafouille sur les multiples recyclages -- et il y en a de cocasses -- des décors gigantesques de Hello Dolly !… Cochon qui s’en dédit !