TO BE OR TO HAVE BEEN ? #1
par BBJane Hudson
Peut-on "avoir été" ET "être" ?...
C'est la question que se sont posée bon nombre de scintillantes étoiles hollywoodiennes lorsque, réduites à l'impécuniosité après avoir empoché des pactoles et irradié le firmament du star-system, elles se trouvèrent contraintes d'accepter des rôles déplorables et souvent subalternes dans des productions plus ou moins rédhibitoirement tocardes ...
C'est, ce fut, et ce sera le lot de la majorité des stars d'hier et d'à venir (je ne parle pas de celles d'aujourd'hui, n'en voyant point), tant il est vrai que la gloire n'a qu'un temps, et que le chronomètre du public est fort mal ajusté aux Rolex de ses idoles...
Cette rubrique inestimablement mesquine a pour but de vous restituer les exploits douteux et tardifs (ou douteux CAR tardifs) de quelques monuments du silver screen, réduits à cachetonner, à leur art défendant, dans le tout-venant du cinoche populaire, après avoir subjugué l'élite cinéphile...
Ces dinosaures pugnaces -- baptisés "has-been" ou "guest-stars" par l'ingrate multitude de leur ex-admirateurs -- ont bien droit, selon moi, à l'hommage que leur déshonneur réclame et justifie...
(Putain ! J'ai jamais casé autant d'adjectifs en si peu de lignes !...)
Ouvrons le ban avec Robert CUMMINGS, jeune premier hitchcockien (La Cinquième Colonne), partenaire de l'ineffable Deanna DURBIN dans moult sucreries Paramountiennes (Chanson d'avril), playboy estampillé thirties, vestige improbable d'un temps que les moins de septante ans ne sauraient connaître...
Dans les années 60, profitant de la vague des beach movies (films de plage) inaugurée par la firme A.I.P. (grande employeuse de has-been devant l'éternel -- j'en reparlerai inévitablement dans cette rubrique), Bob CUMMINGS s'octroya un moment de franche consternation en jouant les surfers d'opérette dans le film-étalon du genre (en fait, le film qui instaura la "beach-mania" et engendra une foultitude de suites) : l'impérissable Beach Party. Nanti d'une barbe à faire pâlir d'envie l'Abbé Faria, le beau Bobby y jouait un docte professeur, étudiant avec flegme et conscience les mœurs des teenagers, et soumis aux avances conjointes de sa consœur en hasbeenat Dorothy MALONE et de la très gourdasse Annette FUNICELLO.
Comme nous sommes dans un film de plage, faut bien, à un moment donné, qu'il grimpe sur la planche.
Voilà le résultat...
Enjoy !
C'est la question que se sont posée bon nombre de scintillantes étoiles hollywoodiennes lorsque, réduites à l'impécuniosité après avoir empoché des pactoles et irradié le firmament du star-system, elles se trouvèrent contraintes d'accepter des rôles déplorables et souvent subalternes dans des productions plus ou moins rédhibitoirement tocardes ...
C'est, ce fut, et ce sera le lot de la majorité des stars d'hier et d'à venir (je ne parle pas de celles d'aujourd'hui, n'en voyant point), tant il est vrai que la gloire n'a qu'un temps, et que le chronomètre du public est fort mal ajusté aux Rolex de ses idoles...
Cette rubrique inestimablement mesquine a pour but de vous restituer les exploits douteux et tardifs (ou douteux CAR tardifs) de quelques monuments du silver screen, réduits à cachetonner, à leur art défendant, dans le tout-venant du cinoche populaire, après avoir subjugué l'élite cinéphile...
Ces dinosaures pugnaces -- baptisés "has-been" ou "guest-stars" par l'ingrate multitude de leur ex-admirateurs -- ont bien droit, selon moi, à l'hommage que leur déshonneur réclame et justifie...
(Putain ! J'ai jamais casé autant d'adjectifs en si peu de lignes !...)
Démonstration d'un cas de "has been" :
Gloria SWANSON, before & after
Gloria SWANSON, before & after
Ouvrons le ban avec Robert CUMMINGS, jeune premier hitchcockien (La Cinquième Colonne), partenaire de l'ineffable Deanna DURBIN dans moult sucreries Paramountiennes (Chanson d'avril), playboy estampillé thirties, vestige improbable d'un temps que les moins de septante ans ne sauraient connaître...
Dans les années 60, profitant de la vague des beach movies (films de plage) inaugurée par la firme A.I.P. (grande employeuse de has-been devant l'éternel -- j'en reparlerai inévitablement dans cette rubrique), Bob CUMMINGS s'octroya un moment de franche consternation en jouant les surfers d'opérette dans le film-étalon du genre (en fait, le film qui instaura la "beach-mania" et engendra une foultitude de suites) : l'impérissable Beach Party. Nanti d'une barbe à faire pâlir d'envie l'Abbé Faria, le beau Bobby y jouait un docte professeur, étudiant avec flegme et conscience les mœurs des teenagers, et soumis aux avances conjointes de sa consœur en hasbeenat Dorothy MALONE et de la très gourdasse Annette FUNICELLO.
Comme nous sommes dans un film de plage, faut bien, à un moment donné, qu'il grimpe sur la planche.
Voilà le résultat...
Enjoy !


