"J'admets que le Camp est terriblement difficile à définir. Il faut le méditer et le ressentir intuitivement, comme le Tao de Lao-Tseu. Quand vous y serez parvenu, vous aurez envie d'employer ce mot chaque fois que vous discuterez d'esthétique ou de philosophie, ou de presque tout. Je n'arrive pas à comprendre comment les critiques réussissent à s'en passer."


Christopher ISHERWOOD, The World in the Evening

"Le Camp, c'est la pose effrénée, l'affectation érigée en système, la dérision par l'outrance, l'exhibitionnisme exacerbé, la primauté du second degré, la sublimation par le grotesque, le kitsch dépassant le domaine esthétique pour intégrer la sphère comportementale."

Peter FRENCH, Beauty is the Beast



dimanche 28 juillet 2013

LOGAN'S RUN (l'âge de cristal, 1976)

LES BONNES COPINES DE VALENTINE # 3 

"L'âge de cristal" était aussi l'age d'or du surgelé !

Par Valentine Deluxe 


« Vivagel bien sur ! », « Heureusement il y a Findus », « C’est fait par qui ? Par Picard ! »
Il y a peu encore, on pouvait dire que les producteurs de plats préparés surgelés étaient vraiment les amis de la ménagère surmenée!

A quoi bon se cramper les ovaires à mitonner des petits plats avec amour, savoir-faire et patience, quand la marmaille braillante et perpétuellement affamée, fruit de vos entrailles fatiguées, finissait quand même par vous dire qu’ils préfèrent les Fish-sticks de Cap‘tain Igloo ou les fricadelles Mora.

 

 Les amateurs de fish-sticks seraient-ils gérontophiles? 
Le "bogos" du milieu n'a pas fait long feu en tout cas!


Seulement voilà, ça c’était AVANT !...
Maintenant, vous n’êtes pas sans savoir que la touchante candeur qui était la nôtre devant ces merveilles de l’art culinaire industriel est révolue, balayée, finie, A-TO-MI-SEE !
Pourquoi ? 
Parce que… 
Y A DU CHEVAL LA-DEDANS ! 


 Valentine adore faire du cheval 
(tous les dimanches, avec des frites et de la salade)

Enfin,  « du cheval », pour Mora, ça reste à prouver, parce que, équidé, bovidé, ou caprin, morte ou vivante, le jour où on arrivera à trouver des traces de viande (comestible s’entend) dans les fricadelles, ça sera quand même un fameux scoop !

Remarquez, on se plaint, on se plaint, mais comme disait si bien ma grand-mère :
 « Y’auro n’guerre, t’auro des poils su’ tes dins. » (« Il y aurait une guerre, tu aurais des poils sur tes dents. »)
En effet, il suffit de regarder autour de nous pour s’apercevoir qu’on n’est pas les plus mal lotis, loin s’en faut !
Prenez Logan 5 et Jessica 7, par exemple, deux habitants de la célébrissime cité des Dômes:
Ils auraient été bien contents, eux, d’en trouver du cheval dans leurs plats préparés ! 


 Logan 5 et Jessica 7 
découvrant le scandale alimentaire de la Cité des Dômes 
(photo non-contractuelle)


La Cité des Dômes, comme destination de vacance : 10/10.
C’est une sorte de Las Vegas, au micro-climat tempéré remarquablement constant, et construit sous ce qui ressemble à s'y méprendre aux plafonniers dans la suite nuptiale d'un l'hôtel "Formule 1" (... et je ne vois pas pourquoi je mets "plafonnier" au pluriel, vu qu'il n'y en a qu'un, et que  c'est toujours bien assez pour voir les cochonneries qui se trament dans ces lieux sordides !)
La  mode féminine y est entièrement dédiée à  la « togette », sorte de « peplum disco » du plus délicieux effet, qui se décline dans une gamme de couleurs allant exclusivement du parme tendre au vert pastel.
Le tout se portant vachement plus près des zones de pilosité pubienne que du genou.
Côté loisirs, c’est pas mal non plus. On a le choix entre se faire refaire le visage par chirurgie laser à cicatrisation instantanée, choisir son compagnon ou compagne de carambole par télécommande, ou assister à l’exécution des trentenaires de la cité dans le fameux « carrousel », déjà analysé dans une autre rubrique*.

 La Cité des Dômes: Calatrava ou Tricatel ?
  
Par contre, côté boustifaille, c’est pas « Le pré Catalan » !
Pour nous en rendre compte, allons donc visiter le département surgelé de la fameuse Cité, et son chef magasinier et « top chef » des lieux, l’inénarrable et truculent Ro-Box. 
Chef-d’œuvre de l’ingénierie électronique de pointe du 27ème siècle, avançant vaille que vaille sur ses petites roulettes couinantes, avec des bras en tuyaux de poêle et la voix délicieusement chevrotante d’Henri Virlojeux (ça déjà, si c’est pas un gage de haute technologie, je veux bien me pendre !) Ro-Box va nous révéler des petits secrets de fabrication culinaires dignes d’un relais routier « Tricatel » !
Y’a du cheval dedans? 
Ça, ça m’étonnerait !


Une idée de costume pour la prochaine Gay Pride ? 
Non ne me remerciez pas, ça me fait plaisir !

Ah ! J’oubliais !... Je n’avais au départ aucune idée pour classer cette rubrique, et vous savez comme j’aime le rangement, l’ordre et la méthode!
Alors, trouvant au final que ce bon vieux Ro-Box, étincelant comme une boule tango de Gloria Gaynor, avait un côté ineffablement to cute to be straight (pour ne pas dire « folle comme un sac à main »), et qu’il est de plus - vous en conviendrez après avoir visionné l'extrait qui suit -  aussi susceptible et châtaigne que nos amies Harper et Edna*, disons qu’il peut rejoindre sans peine « les bonnes copines de Valentine », non ?
Et bien voilà, c’est fait !



dimanche 26 mai 2013

LA RESIDENCIA (la résidence, 1969)


SPÉCIAL FÊTE DES MÈRES

"Jeunes filles en uniformes"

par Valentine Deluxe

Les filles sont des charognes, il me semble inutile de revenir là-dessus.
Depuis 3 ans que je vous le serine chaque année à pareille époque,  je pense que le message est bien passé (rassurez-moi ?)
Mais qu’en est-il des fistons ?
Ahhhh !... Ça, c’est autre chose !
En soi, comme nous l'avons vu précédemment, la postérité mâle n’est pas intrinsèquement mauvaise, bien au contraire. 
Tout irait même pour le mieux dans le meilleur des mondes avec les garçons, qui au premier abord semblent être tout ce qu'il y a de dévoués et admiratifs (voir idolâtres) à l’égard de leurs génitrices.

Deux exemples de fils tout entiers dédiés au bonheur de leurs mères.

De Norman Bates  à Jason Voorhes, les exemples de bons fils dévouéabondent dans le cinéma que nous aimons et défendons dans nos colonnes.
Non, le problème -- le seul, le vrai -- avec la descendance masculine, c’est que, les choses étant ce qu’elles sont, elle se trouve invariablement garnie (passez-moi l’expression) d’une paire de testicules, dont les soubresauts hormonaux sont, eux, sources de bien des tracas.

 S'il n'était ce petit souci  de l'entre-jambe, 
un fils ne serait que source de fierté pour sa génitrice.

Parce que très souvent, ces petits chatouillis du côté des roubignoles risquent de ramener dans la cellule familiale quelque chose de bien plus empoisonnant et pernicieux que la fille : 
la BELLE-fille !
(voir ici)

Une belle-fille cumule tous les emmerdements que pourraient vous apporter la petite pisseuse à qui vous avez légué votre patrimoine génétique, sauf qu’en plus, faut-il encore le répéter… ELLE N’EST PAS DE VOUS !
Comme si on n'avait pas assez de vicissitudes comme ça avec ses propres mômes, sans en plus devoir se farcir ceux des autres !!! 

Une belle-fille, c'est déjà la croix, mais deux !!!

Pour remédier à ce péril, et éviter ainsi que votre petit chéri ne vous ramène à la maison la première gourgandine venue, pêchée dans le plus sordide  ruisseau, dans le bouge le plus mal famé, je vais vous confier un truc imparable.
Pour ce faire, rendons-nous dans le pensionnat  pour jeunes filles « difficiles», tenu de main de fer par Mme Fourneau.
La directrice de cette respectable institution -dont les pensionnaires se font impitoyablement trucider pour de nébuleuses raisons que je me garderais bien de vous dévoiler- est incarnée ici, avec une perfection toute germanique,  par l’impeccable Lilli Palmer, dans le chef-d’œuvre de Narciso  Ibáñez-Serrador , « LA RÉSIDENCE ».

Lilli impératrice.

Le truc infaillible donc, pour empêcher que votre gamin parte courir la gueuse comme un matou en chaleur, sera on ne peut plus facile à retenir : La castration psychologique!
Pensez à bien rappeler  à ce grand couillon que, jamais au grand jamais, il ne trouvera une femme plus dévouée, plus aimante et compréhensive que vous !... La femme idéale, il l'a déjà rencontrée, puisque c’est elle qui l’a mis au monde !

Démonstration :



Et comme ce petit étourdi agité des valseuses affiche une libido aussi exacerbée que sa mémoire de poisson rouge est défaillante, il faudra bien lui répéter la leçon, encore et toujours, à chaque minute que le bon dieu fait ! 
Mais, me direz-vous, si la conservation de l’hégémonie au sein de la cellule familiale est à ce prix, c'est  pas cher payé, non ?

Lana morphosée


SPÉCIAL FÊTE DES MÈRES
par BBJane Hudson

Depuis Mommie Dearest, on sait que les relations des mères hollywoodiennes avec leurs filles tiennent davantage du chemin de croix que du jardin de roses. Si toutes les mamans-stars ne furent pas aussi psychopathes que Joan CRAWFORD, rares sont celles qui peuvent se targuer d'avoir instauré un climat favorable à l'épanouissement de leur progéniture femelle. Le cas de Lana TURNER et de sa fille Cheryl CRANE n'est qu'un exemple parmi tant d'autres des effets calamiteux d'une éducation négligée en terre californienne.

Mère et fille : les jours heureux...

Femme à hommes inaltérable et dotée de goûts éclectiques (elle s'envoya successivement Frank SINATRA, Howard HUGHES, Tyrone POWER, Lex BARKER -- liste non exhaustive), Lana avait un faible prononcé pour les rapports musclés pimentés de SM, et trouvait à l'humiliation des vertus puissamment aphrodisiaques. En se liant au gigolo et gangster notoire Johnny STOMPANATO, elle décrocha le gros lot en matière de pugilisme amoureux, de vexations barbares et de pains dans la gueule. Leur idylle tapageuse connut un épilogue explosif lorsque la jeune Cheryl, fille de Lana et de l'acteur-restaurateur Joseph Stephen CRANE, âgée de 14 ans, descendit le marlou de plusieurs coups de couteau, afin de prévenir le tabassage en règle de sa mère lors d'une soirée particulièrement belliqueuse.

Johnny et Lana

A l'issue d'un procès amplement médiatisé, le jury opta pour la légitime défense après que Lana se fût livrée, à la barre des témoins, à un impressionnant numéro d'amante outragée et de mère éplorée, dont tous les assistants s'accordèrent à souligner la haute teneur en dramacouinage et le fort potentiel oscarisable.
Négociant le scandale à son avantage, Lana avait fait de sa déposition le moment dramatique le plus spectaculaire et le plus abouti de sa carrière (par ailleurs déclinante), la performance la plus éblouissante qu'une actrice aussi limitée eût jamais accomplie en un lieu aussi peu glamour qu'un tribunal.

 Tiens bon la barre, Lana !... (Un grand moment de cabotinage juridique...)

Ce qui promettait d'être une dégringolade professionnelle aussi bien que privée, devint le tremplin d'une seconde carrière placée sous le signe de la grandiloquence meurtrie, du pathos échevelé, du mélodrame ébouriffant. On peut dire que Lana, rebondissant sur un gadin vertigineux, trouva soudain sa voie de comédienne, sa raison d'être à l'écran.
Dès lors, elle ne travailla plus que dans le sublime, enfilant les soap operas exubérants, dont les scénarios étaient souvent inspirés de ses déboires privés. Durant les années 1950-60, elle campa avec une sorte d'implication extatique, les mères bafouées et les maîtresses à la ramasse, le plus souvent sous la férule de son admirateur transi, le producteur gay Ross HUNTER.
Le sommet de cette reconversion aux allures de résurrection fut sans doute Madame X, quintessence du mélodrame flamboyant et monument Camp absolu. Le nadir en fut The Big Cube, ahurissant brassage de mélo naphtaliné et de teen movie psychédélique, surfant tardivement sur la vague un peu aplatie du cinéma de drugsploitation (films exposant les splendeurs et les servitudes des substances psychotropes hallucinogènes, et en particulier du bon vieux diéthylamide de l'acide lysergique, plus connu sous l'acronyme LSD).


The Big Cube fait de Lana une star du théâtre renonçant à sa carrière pour épouser un riche entrepreneur (Dan O'HERLIHY). La fille de ce dernier (Karin MOSSBERG) voit la chose d'un très mauvais œil et, désireuse d'anticiper ses droits à l'héritage paternel, s'acoquine avec un séduisant dealer (George CHAKIRIS) pour éliminer sa belle-doche après la mort accidentelle de son vieux. A cette fin, elle introduit subrepticement du LSD dans les médicaments de Lana, provoquant chez la malheureuse des hallucinations en Eastmancolor du plus piquant effet -- surtout lorsqu'il est rehaussé par les riboulements d'yeux de la grande tragédienne, atterrée par ces inexplicables pétages de plombs.
Un exemple de ces visions folkloriques peut être apprécié dans la scène qui suit, où Lana voit la mer dans le ciel, et fait l'objet d'une fausse tentative de meurtre dont on discerne mal la finalité -- en agissant de la sorte, la jeune fille et son amant s'exposent surtout à éventer leur plan... Pas très futé de la part de ces "adolescents" ayant largement dépassé la limite d'âge (CHAKIRIS et MOSSBERG avaient respectivement 35 et 27 ans...)



Dans le registre Camp, on saluera également la prestation de Regina TORNE en "Queen Bee", reine d'une boîte de nuit baptisée "The Trip", qui, dans sa combinaison rayée jaune et noire, a tout d'une drag-queen féminine. Le film fut co-produit par Robert EATON, avant-dernier époux de Lana, dans un louable effort pour moderniser l'image de la star. Manque de bol : il ne fit qu'en accuser la désuétude, et fut un flop complet.

samedi 25 mai 2013

"Ton manège à toi, c'est... MOI!"


SPÉCIAL FÊTE DES MÈRES / French Camp
par Valentine Deluxe


Est-il encore une fois besoin de le rappeler ?… Les filles sont un fléau qui use et ronge les très saintes femmes ayant eu l’étourderie de pondre ces petites infections.
Joan Crawford et  Bette Davis, pour une fois, pourront se mettre d’accord sur cette sentence lapidaire, elles qui ont nourri pendant trop longtemps, à leurs seins lourds de trop d’amour (et gonflés de Pepsi-Cola pour la  première), d’infâmes petites vipères ingrates.

Pour une fois, elles seront d'accord...

Mais nous allons voir que de ce côté-ci de la mare aux harengs, dans des contrées moins flamboyantes et glamoureuses que le vieil et bel Hollywood, nous pouvons également vérifier cet adage sans appel.
Car si « labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France », déception et frustration sont celles des mères-courage qui n’ont pas su se débarrasser, sur les marches d’une église ou le bord d’une autoroute -- voire d’un bon coup d’aiguille à tricoter dans la fontanelle -- de leur vilaine progéniture.

Intéressons-nous donc maintenant aux soucis que doit endurer notre Mater Dolorosa du jour.
Jusqu’ici, tout allait pour le mieux, cette brave dame ayant plutôt bien réussi une éducation que la méduse qui lui sert de fille avait suivie à la lettre.
Ce respect scrupuleux des recommandations  maternelles, a permis à la fille bientôt indigne, de parvenir à se frayer une place douillette, sinon au soleil, du moins en climat tempéré.
Pour ce faire, les commandements et conseils judicieux de sa génitrice étaient on ne peut plus simple:

1) Ne jamais rien faire qui ne soit motivé par une finalité purement vénale.
2 ) Ne s’encombrer pour la cause, d'aucun scrupule ; la fin justifiant les moyens, fussent-ils les plus vils. 
3 ) Quels que soient les bénéfices engrangés par ces vilénies,  
ne jamais oublier d'en reverser une quote-part des plus généreuses à sa sainte femme de mère.

Vous serez d'accord avec moi : faut pas avoir fait science-po pour comprendre, retenir et appliquer ça.
Et puis crac !... Après quelques années de bons et loyaux services, le grain de sable, le faux-pas, la bévue ! Mademoiselle se pique d’être amoureuse ! 
Pas de son pauvre pigeon de mari, déjà plus qu’à moitié plumé par la voracité de ces deux viragos, mais d’une sorte de gigolo, d’aventurier sans le sou, au sourire carnassier et aux coups de reins redoutables.
Et ça -- notre brave môman le sait de source sûre, sinon d’expérience --, c’est forcément le début des emmerdements !

La maman, la putain et le dindon de la farce.

Puisque nous sommes dans le domaine, encore peu exploré dans nos colonnes, du Camp « made in France », allons donc retrouver notre édifiant duo, incarné à l’ultra-perfection par les irremplaçables Jane Marken et Simone Signoret.
Simone qui d’ailleurs, permettez-moi la parenthèse, pourrait rejoindre le duo de divas cité dans l'introduction, puisque, comme miss Crawford et Davis, elle eut également la faiblesse, d’une maladroite éructation d’utérus, de mettre au monde une abominable sangsue revêche et ingrate, dont nous tairons le nom afin de nous éviter les sanglantes représailles juridiques de Catherine Allégret (flûte, ça m’a échappé !)

Burn witch, burn !

Si je ne vous ferai pas l’injure de vous rappeler l’extraordinaire carrière de « la » Signoret, Jane Marken, un peu oubliée aujourd’hui, affiche un palmarès non moins éblouissant.
Abonnée aux rôles de bonnes grosses femmes un tantinet vulgaires (« Les Enfants du Paradis ») ou d’abominables mégères (« Pot-bouille »), la dame était régulièrement courtisée par les plus brillants metteurs en scène de l’époque.  Renoir, Duvivier, Carné, Guitry, Abel Gance… On dira ce qu’on voudra, sur un CV, ça fait joli !

 Une affiche superbe, pour un film tout 
en excès comme on les aime !


Les deux comédiennes campent ( ! ) ici  les harpies les plus odieuses, infâmes, détestables et amorales que le cinéma français nous ait jamais offertes.
Partons donc découvrir un morceau choisi de ce chef-d’œuvre absolu de l’outrance, de l’excès et de la « pause effrénée », ingrédients indispensables au Camp s’il en est, qu’est ce MANÈGES  de Yves Allégret (le papa de qui-vous-savez, aka "la Méduse", "le Fléau", "Belphégor", etc...)



Quand on voit comment cette petite grue parle à sa mère, on se dit quand même qu'il y a des coups de tisonniers dans les gencives qui se perdent !
Une môman si bien comme il faut, éternellement  pimpante et primesautière !
Et toujours de bonne humeur avec ça. C'est même sa signature maison à Mme Mère, son rire ! Ça vous met tout de suite une touche de distinction et de classe dans les soirées les plus "collets montés", un rire comme ça.
Le doute n'est pas permis : c'est une femme du monde ! (et immonde aussi, oui, je vous l'accorde...)

mardi 9 avril 2013

"JESUS REVIENS, JE-E-SUS REVIENS !"

 Par Valentine Deluxe

...Je dois d'abord vous dire que rien ne s'est passé comme prévu !

Eh oui, ce qui devait n'être qu'une simple rubrique légère et primesautière, programmée dans le cadre du week-end anniversaire de notre Auguste Blog, s'est vue rattrapée par une actualité funéraire dont nous nous serions bien passé.
Le nouvel extrait exclusif que vous allez découvrir ci plus-bas -- et ce, dès que j'aurai fini de jacter --, toujours tiré du cultissime spectacle "ABOMINABLES!"',  n’était absolument pas destiné à devenir une ode funèbre au plus prolifique, dépravé et frappadingue des metteurs en scènes ibériques.
Mais voilà, mercredi passé, la nouvelle est tombée comme un coup de massue sur les épaules des amateurs de bizarreries cinématographiques de tout crin :
 Jesùs Franco venait de rendre son dernier souffle.

 
Jesùs Franco, 1930-2013

En 55 ans de carrière, jalonnée de près de 200 œuvres, foutraques ou géniales, et souvent les deux d'un coup, le petit Jésus nous aura laissé au final le plus incroyable defilé de monstres libidineux en tous genres, jamais imprimé sur pellicule.
Orloff, Mabuse, Fu-Manchu, Dracula, Frankenstein, Jack L'Eventreur et une pléthore de maniaques moins illustres, ont pourchassé, avec un indéfectible zèle, de films en films, de zooms hystériques en faux-raccords improbables, un tout aussi impressionnant cortège de nymphettes callipyges des plus impudiques et invariablement  promises aux pires sévices autant qu'aux derniers outrages.



 55 ans de carrière et une incroyable galerie de cinglés


Alors, partons vite voir ce que Valentine nous racontait sur un de ses passages favoris d'une œuvre phare de Jesùs Franco, le mythique "UNE VIERGE CHEZ LES MORTS-VIVANTS"



Pour fignoler, si vous voulez revoir ce grand moment de cinéma sans les babillages de la Deluxe :


samedi 30 mars 2013

JOYEUX ANNIVERSAIRE!

Par Valentine Deluxe

Chères meincampiennes, chers meincampiens, aujourd’hui est un jour à marquer d’une pierre blanche !
En effet, BBJane Hudson et moi même -- distraites que nous sommes, et mon dieu que le temps passe vite quand on s’amuse ! --, nous venons de nous apercevoir que notre bébé chéri, la chair de notre chair, notre blog bien-aimé, va fêter ce week-end son troisième anniversaire!


Regardez moi ça,  j’en suis toute émue ; pour un peu j’en ferais couler mon rimmel, si je n’utilisais une mixture maison tout ce qu’il y a de waterproof, à base de mortier de chaux et d’encre de chine... Résultats garantis !

Or donc, profitant de l'occasion, votre Valentine va clôturer cette semaine pascale rien moins que polaire en vous  apportant un peu de chaleur et de réconfort jusqu’au cœur de vos chaumières humides et  glaciales.
Et oui, Valentine a décidé de mettre les petits plats dans les grands pour cet anniversaire, et de vous offrir rien moins qu’un scoop en exclusivité intersidérale !

Ne venez pas dire après qu'on ne vous a pas gâtés pour vos Pâques !

Je ne sais pas vous, mais moi je me suis toujours demandée si Albert Simon avait un physique en rapport avec sa célèbre voix ? 
Albert Simon ? 
Le monsieur météo d’Europe numéro un !  (« Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans… », blablabla !) 
Celui qui avait une voix de Bosniaque bègue avec des nodules sur les cordes vocales comme des testicules de taureau ; à faire passer Haroun Tazieff pour Maria Callas !

 Le doute n'est plus permis: 
Albert Simon avait bien la voix de son physique !

Eh bien, je sais que pour beaucoup d’entre vous, Valentine Deluxe, c’est un  peu pareil  -- encore qu'elle n'ait pas de testicules de taureau, ni sur les cordes vocales, ni ailleurs ! --, enfin c'est pareil, mais dans l’autre sens… je ne sais pas si je suis bien clair  là ?
Bref, à l’inverse d’Albert Simon, Valentine, vous savez à quoi elle ressemble :
Soit vous suivez ses aventures sur FaceBook, soit vous regardez dans l’onglet de droite, et c’est la dame très élégante, mais fort maquillée, qui s’étrangle avec son sautoir.
Alors, la grande question métaphysique du jour : 
A l'instar d'Albert Simon, Valentine a-t-elle la voix de son physique ? 

 Valentine Deluxe passera-t-elle l'épreuve du parlant ?

Eh bien, levons l’épais  voile de mystère qui reposait sur 50% de l’équipe rédactionnelle de Mein Camp, et allons voir comment c'est qu’elle cause, la gueuse !
Pour ce faire nous allons suivre la méthode "Avant-Après".
Vous êtes prêts ?

Bon, phase numéro 1 :
Reportons nous à l’article suivant, publié dans les colonnes de Mein Camp voici un certain temps déjà… Ça va, vous avez lu en essayant d'imaginer dame Valentine, récitant cette prose puissante avec son organe de stentor? 



"Ceci n'est pas un organe de stentor"

Maintenant, essayons de voir ce que ça donne en direct-live "and glorious 2D" ! 
Rendons-nous donc dans un haut lieu de la vie culturelle bruxelloise, le célèbre -- certains disent « légendaire » -- Théâtre de la Toison d’Or, ou sous son appellation la plus repandue, le TTO.
Nous sommes le samedi 02 mars, en pleine représentation de « ABOMINABLES », et entre une perfidie de Mlle Irène de Langelée et une chanson à boire de Fräulein Peggy-Lee Cooper, votre Valentine apporte son grain de sel personnel, sa pierre à l'édifice, avec sa délicieuse rubrique:

« La minute de bon sens ! »

Attention, voici venu un grand, GRAND, TRÈS GRAND moment d'émotion! (non dépourvu de fourlaches, bafouillages et autres bévues, mais que voulez vous : c'est la magie du "direct" ça !)