"J'admets que le Camp est terriblement difficile à définir. Il faut le méditer et le ressentir intuitivement, comme le Tao de Lao-Tseu. Quand vous y serez parvenu, vous aurez envie d'employer ce mot chaque fois que vous discuterez d'esthétique ou de philosophie, ou de presque tout. Je n'arrive pas à comprendre comment les critiques réussissent à s'en passer."


Christopher ISHERWOOD, The World in the Evening

"Le Camp, c'est la pose effrénée, l'affectation érigée en système, la dérision par l'outrance, l'exhibitionnisme exacerbé, la primauté du second degré, la sublimation par le grotesque, le kitsch dépassant le domaine esthétique pour intégrer la sphère comportementale."

Peter FRENCH, Beauty is the Beast



mardi 22 décembre 2015

8 FEMMES (2002)

Campissimo!

"Au théâtre ce soir..."

Par Valentine Deluxe



Alors aujourd’hui, si je vous dis "Catherine Deneuve", je suis sûre, bande de petits mécréants z'et mécréantes, que pas un(e) ne se lèvera de son chesterfield...


Oui, enfin, que pas un(e) ne se lèvera de son canapé pour crier d'un seul coup d'un seul :
"Comment se fait-il que nous n'ayons jamais parlé de... Catherine Deneuve ?!?"

Non, malheureusement, j'ai bien peur qu'à l'annonce  du nom de notre invitée du jour, je doive plutôt faire face à des réactions de cet ordre :


Et là, je vous trouve bien injuste envers notre brave Catherine, car ce n'est pas parce qu'elle ne peut plus se cacher derrière un frigo sans déborder sur les côtés, et que ses robes sont désormais confectionnées dans des housses de couette percées d'un trou pour la tête (2 personnes, la housse !) qu'il faut jeter au bac une filmographie où s'enchaînent dans un même élan Les parapluies de Cherbourg" et "pulsion", ce qui suffit déjà amplement à faire mon petit bonheur personnel et égoïste à moi!

Ne vous fiez pas à son air nouille, 
elle a un lapin crevé dans son sac !

Et en parlant de bonheur, nous allons nous en offrir un petit, un tout petit, 10 secondes à peine.
Mais 10 secondes de bonheur dans ce monde de brute, à tout prendre, ça n'est pas rien !
Comme nous sommes dans CAMPISSIMO, je n'en ajouterai pas davantage. Filons fissa voir ces 1/6 de minute de perfection, dans l'exercice de style "néo-camp", mi-laborieux  mi-savoureux, d'un élève appliqué mais roublard nommé François Ozon...


Et mon exercice de style du jour à moi, c'était de faire un article sans jamais citer le titre du film en question.
(Vilaine menteuse que je suis, c'était juste de la distraction !)

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